Cancon
est un chef lieu de canton comprennant 10 communes, jusqu'au bord du
Lot avec Casseneuil, et compte 1327 habitants et 6300 dans le canton. Situé
sur la route nationale 21, entre Agen et Périgueux, au nord de
Villeneuve sur lot, Cancon étale ses maisons sur le versant d'un
pech (220 m) que couronnent les ruines de son château fort. Cancon
se compose de deux parties distinctes séparées par la
ligne des anciens fossés, aujourd'hui transformés en ruelles
: le quartier haut, le quartier bas. Cant
fût le premier nom du mont sur lequel s'étage le village
et évoque le Kant armoricain signifiant coin, angle d'une colline
qui s'avance entre deux vallées. C'est là que le Seigneur
s'installe avec sa cour(cor). De là naquît le nom de Cant-cors
qui devint Cantor, Cancunio,cancone et enfin Cancon. Dès
le 11e siècle, le château fort est un excellent poste d'observation
et de défense. En
1255, à l'époque ou Alphonse de Poitiers édifie
cinquante bastides dans la région, le village est établi
à flan de coteau par Amanieu de Madaillan, selon le modèle
d'une bastide, soit: en dessous du château, une place centrale
carrée et des rues se coupant (sauf 2) à angle droit,
à coté d'une église construite en pierre dans le
style roman du 12e siècle là ou existait déjà
un oratoire. En
1279, Cancon, comme tout l'agenais est sous la domination anglaise d'Edouard
1er. Au
16e siècle, Jean de Verdun reconstruit le château et le
village qui avaient souffert au cours des guerres. Il restaure l'église
et lui adjoint une chapelle, seul vestige actuel. Il construit la halle. En
1555, premier marché de Cancon le lundi, après une autorisation
du roi de France, Henri II, remise à Charles de Monferrand. Depuis,
les marchés et foires sont toujours le lundi. La
halle a été détruite en 1805. Cancon
était avant la révolution, et depuis un temps immémorial,
le siège d'une importante juridiction seigneuriale. D'autres
Seigneurs se succédèrent au château de Cancon :
de Roquelaure, de Beaumont. Sa destruction avait été ordonnée
en 1739, elle s'est terminée à la Révolution. La
famille de Beaumont donna le territoire et les ruines à son régisseur,
le dernier propriétaire : le Dr Cabrolier en a fait don à
la ville de Cancon, voilà quelques années. Dans
le quartier haut, actuellement restent : la vieille église et
l'ancien presbytère, les ruelles bordées de maisons à
colombage du 16 siècle, la rue Porte de la ville, les rues Basse
et Mangane qui sont du 17e siècle, les murs d'enceinte et sur
le site du château : La moitié d'une tour du 16e siècle
et un magnifique panorama. Dans
l'autre partie de la ville, quartier bas, on trouve une halle baltard
construite en 1879, elle abrite des forains, des volailles, les jours
de marché et de foire. Les marchés aux veaux et aux porcs
viennent aussi dans le quartier nouveau, près du jardin public.
La construction d'une halle aux veaux est décidée le 7
août 1921, sa superficie est doublée pour accueillir le
marché aux moutons. La
mairie qui a été à l'étage de l'ancienne
halle (style Villeréal), puis un certain temps rue Mangane, est
à l'emplacement de l'ancienne école. L'église
du quartier haut , malgré des travaux de restauration est désaffectée
début 1900 pour raison de sécurité, son clocher
est tombé le 22 décembre 1906. Une
nouvelle église, genre gothique, a été inaugurée
le 16 avril 1905, à Pâques. Située près de
la mairie, mais mal construite, sans fondations, elle se lézarde
et est interdite au culte en 1966. La
troisième église construite à l'emplacement de
la précédente a été inaugurée en
1977. Son clocher abrite une cloche de 650 kilos faite avec la 1re cloche
de Jean de Verdun datant de 1519, tombée et refondue en 1874. -
En 1885 : maison de retraite, hospice, école.
- Nouvelle maison de retraite à Bibigné.
- Nouvelle école et halle des sports.
- Zone artisanale.
- Coopérative Unicoque
- Culture de pruniers et de noisetiers.
- Une tuilerie.
-Des commerçants tout le long de la route nationale, centre ville.
- Le lac, les bungalows.