Situation

Cancon est situé au carrefour des grands axes routiers :
Paris-les Pyrénées par la route nationale 21
Bordeaux-Cahors par la route départemental 124

C'est un chef-lieu d'un canton s'étalant par monts, coteaux et plateaux du Haut Agenais-Périgord, et par vaux, vallée du Lot par la commune de Casseneuil, constitué en 1800, comprenant 10 communes et 6300 habitants, 1314 pour la commune de Cancon.

En allant d'Agen à Périgueux, on rencontre, à 20 kilomètres au nord de Villeneuve sur Lot, un plateau élevé (220 mètres d'altitude) d'où l'on découvre un immense paysage qui ondule jusqu'au Périgord et au Quercy.

On aperçoit à gauche, la petite ville de Cancon, étalant ses maisons sur le versant d'un "pech" (petite colline) que couronnent les ruines de son château.

Il était une fois

Cant fut le premier nom du mont sur lequel s'étage le village, et évoque le Kant armoricain signifiant coin, angle d'une colline qui s'avance entre deux vallées. Du temps des Francs, sur l'antique plateau de Cant se construit un village fortifié d'ou l'on pouvait dominer l'ennemi de loin. C'est là que le seigneur s'installe avec sa Cour (cor) et de là naquit le mont Cant-cors qui devint successivement Cantcor, Cancurrio, Cancunio, Cancone, puis Cancon tout court !

Contrôlant cette route romaine, le château de Cancon a eu une grande importance au moyen-âge.

Un donjon en attestait au 11e siècle.

Alphonse de Poitiers a fondé un grand nombre de bastides toutes proches : Monclar d'agenais et Saint-Pastour. Etait-ce pour surveiller le Seigneur de Cancon ?

Ce dernier, Pons Amanieu de Madaillan, établit une petite ville au pied de son château, à laquelle il donne dès 1255
des "fors et coutumes" autorisant la désignation de consuls par les habitants. Le village a le même plan que les bastides (une place centrale carrée avec une halle détruite en 1805). Des rues se coupent à angle droit, sauf deux, à côté d'une église construite dans le style roman du 12e siècle, là où existait déjà un oratoire, mais selon la conformation du terrain : à versant de coteau !

La démolition du château fut ordonnée en 1739 par le Prince de Pons et s'est achevée à la Révolution. Ses pierres servirent à la construction de maisons du bas du village, à rehausser la chaussée dans la traversée de Cancon et au château (pavillon de chasse) de Moulinet.

Aujourd'hui, une promenade fait découvrir le "vieux quartier" par les ruelles qui grimpent, bordées de typiques maisons à colombage et balcons des 15e et 16e siècles. On trouve aussi les restes des murs d'enceinte et d'une tour ronde (il y en avait 24) dont on peut visiter la salle voûtée en berceau. A ajouter, à cela, une croix blanche avec un Christ. Illuminée celle-ci permet de reconnaître Cancon de loin.
D'ici, l'on peut admirer un panorama de 360° sur les toits du village qui dégringolent la pente, les vergers de pruniers et de
noisetiers (depuis 20 ans) et le paysage qui ondule jusqu'à Monbahus, Montastruc, Monflanquin (que de monts !) et le château de Biron (déjà la Dordogne !)